“Elle”
Elle marche entre les souffles du monde,
sans bruit, sans éclat,
et pourtant, sous chacun de ses pas,
frissonne la poussière du temps.
Elle ne cherche pas à briller,
elle éclaire.
Sa lumière n’est pas flamme,
mais mémoire —
celle des gestes vrais,
douce et persistante.
Dans ses mains, le silence prend forme,
le papier devient battement.
Elle façonne l’invisible,
tisse la beauté
sans jamais la nommer.
Parfois, le vent la traverse,
et l’on croit qu’elle vacille.
Mais c’est là qu’elle naît vraiment :
dans la fragilité qui tient debout,
dans la larme devenue perle,
dans la lumière pliée
qui toujours renaît.
Elle est l’écho d’un monde plus lent,
plus tendre,
où créer est respirer,
et où chaque mot
effleure comme une caresse.
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